Pourquoi vous n’arrivez pas à vous arrêter, même quand vous en avez besoin

Il est 22h47. Vous êtes couchée, épuisée, vous savez que vous devriez dormir. Et pourtant votre tête continue de tourner : la liste de demain, ce message auquel vous n’avez pas répondu, ce truc que vous avez oublié de faire pour untel. Vous le savez très bien que vous avez besoin de vous arrêter. Vous n’y arrivez juste pas.

Si ça vous parle, vous n’êtes pas seule. Et surtout : ce n’est pas un manque de volonté.

Ce n’est pas que vous ne voulez pas vous arrêter

On pense souvent que si on n’arrive pas à ralentir, c’est qu’on ne le veut pas vraiment — qu’on est un peu accro au contrôle, ou trop exigeante avec soi-même. Je pense que c’est plus simple, et plus profond que ça : s’arrêter demande une permission qu’on ne s’est jamais vraiment donnée.

Il y a quelque chose d’assez ancré, chez beaucoup d’entre nous, qui dit : tant que je fais quelque chose, j’ai de la valeur. Et à l’inverse : si je ne fais rien, je ne sers à rien. Personne ne nous l’a écrit noir sur blanc. Mais on l’a appris quelque part — dans l’éducation, dans le travail, dans les injonctions discrètes qu’on entend depuis toujours  : »sois efficace », « prends sur toi », « tu peux le faire ».

Résultat : même au repos, on culpabilise de se reposer.

Mon histoire, en version courte

J’ai passé des années à vivre exactement ça. Une relation compliquée avec mon corps, des régimes qui commençaient et s’arrêtaient, l’impression constante de courir après quelque chose sans jamais l’attraper. Je pensais que si je « faisais tout comme il faut » — assez d’efforts, assez de discipline — ça finirait par aller mieux.

Ce qui a changé, ce n’est pas d’en faire plus. C’est d’apprendre, doucement, à me poser. À manger plus simplement, plus en accord avec moi. Le matcha est arrivé dans ma vie à ce moment-là — pas comme une solution miracle, mais comme un petit prétexte quotidien pour m’arrêter deux minutes, volontairement.

Je ne vous raconte pas ça pour vous dire « faites comme moi ». Je vous le raconte parce que je pense que si vous n’arrivez pas à vous arrêter, ce n’est probablement pas parce qu’il vous manque une méthode. C’est parce que personne ne vous a jamais dit que vous en aviez le droit.

Alors, comment fait-on ?

Je n’ai pas de recette magique à vous donner ici (vous me connaissez un peu maintenant, je ne fais pas ça). Mais il y a une chose que je trouve utile, et que je vous propose d’essayer, sans pression :

La prochaine fois que vous culpabilisez de « ne rien faire », posez-vous juste cette question : qu’est-ce que je ferais si j’avais le droit de m’arrêter maintenant ?

Pas besoin d’y répondre tout de suite, ni de changer quoi que ce soit aujourd’hui. Juste se poser la question, c’est déjà commencer à desserrer un peu l’étau.

Si ce genre de sujet vous parle, je continue d’écrire dessus régulièrement — inscrivez-vous à ma newsletter juste en dessus pour ne rien manquer.